Le Sucrier à ventre jaune :


Une photo bien spéciale pour vous parler du comportement de cet oiseau.

Comme son nom et son bec l’indiquent, cet oiseau se nourrir de liquides sucrés, essentiellement du nectar de différentes fleurs (deux tiers de son alimentation).

Comme bien des oiseaux, insectes et chauves souris, le Sucrier joue un rôle dans le processus de pollinisation de certaines plantes. Celui ci en infiltrant son bec entre les pétales et en utilisant sa langue pour extraire le nectar de la fleur. Pendant la manipulation, le pollen se dépose sur les plumes et le bec de l’oiseau et est transporté vers d’autres fleurs.

Cependant ici on observe autre chose…le Sucrier n’a ni le bec ni la langue assez longs comme certains colibris afin d’aller chercher le nectar dans des fleurs à longs éperons comme cet hibiscus.

Alors, il se place à la base de la fleur et utilise son bec pointu et acéré pour percer le réceptacle floral. Ainsi il récupère à la source le nectar, et déjoue le stratagème de pollinisation de la plante en ne récupérant pas son pollen !

Tous les Colibris n’ont pas la même longueur de bec et toutes les plantes n’ont pas la même taille et forme de fleurs. Chacune à donc ses partenaires de pollinisation qui correspondent. Mais le Sucrier ne l’entend pas de cette façon !

On parle alors du Sucrier à ventre jaune comme le voleur de nectar, mais d’une part, ce n’est pas systématique, et d’autre part cette stratégie de nourrissage est également partagé de plusieurs autres espèces.

Le nectar robbing est bien connu chez les insectes et les colibris, mais est aussi pratiqué, dans une moindre mesure par les Orioles et Bouvreuils, et même chez certains écureuils (Tamiops swinhoei hainanus) !

Ce stratagème ne serait pas uniquement utilisé quand le nectar est inaccessible à cause de la forme de la fleur mais aussi lorsque les fleurs flétrissent et ferment leurs accès « classique », afin de récupérer le nectar restant.

Manger la tête à l’envers :

On observe ici ce sucrier se nourrissant la tête en bas.

Cela s’explique simplement par le fait qu’il ne peut pas se nourrir en vol stationnaire comme les colibris, le forçant à se percher sur une branche ou une tige pour se nourrir, et régulièrement à l’envers.

Un menu varié :

On parlais d’un régime composé de 2/3 de nectar, le tiers restant est dédié d’une part à de petits insectes prélevés sous/sur les feuilles (fourmis, mouches, chenilles, coléoptères) et araignées.

D’autres part il consomme des fruits, notamment la pulpe et le liquide de ces derniers, en incisant le fruit avec son bec puis l’élargissant zn prélevant le liquide sucré avec sa langue

Autre fait étonnant :

Comme de nombreux oiseaux en Guyane, les sucriers construisent régulièrement leurs nids près des nids de guêpes pour bénéficier de leur protection contre les prédateurs.

📖Sources / Pour en savoir plus :

The Bananaquit, a Neotropical passerine nectar feeding bird, has a highprotein requirement relative to other nectarivorous birds – Article in Journal of Ornithology · May 2013. P.Michel – J.Perez-Eman – A. Mata

The Feeding Ecology of Tanagers and Honeycreepers in Trinidad. Barbara K. Snow and D. W. Snow The Auk Vol. 88, No. 2 (Apr., 1971),

Nectar Robbing: Ecological and Evolutionary Perspectives – Annual Review of Ecology and Systematics · November 2010

Bananaquit – Coereba flaveola – Guyane Française- France – Janvier 2022

Le magnifique Colibri Jacobin


Alors que le bourdonnement des ailes de ce grand colibri (~11 à 12cm) m’alerte sur sa présence, je me retourne et le vois posé sur cette branche à…

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