Quelques faits stupéfiants sur ce colibri à menton bleu :


Du haut de ses ~8cm, ~4 grammes, ce colibri est capable d’attendre 80km/h en vitesse de pointe !

Bien sur il ne vole pas à cette vitesse en permanence, on estime sa vitesse de croisière à 48km/h (1). Les pointes de vitesse (certains colibris approcheraient les 100km/h) ne sont réalisées que spontanément, soit pendant les parades nuptiales pour faire effet à une potentielle partenaire, soit lors de poursuites dans le cadre de conflits de territoire.

Des battements d’ailes se rapprochant des 100fois/secondes !

Plus encore, il est capable de voler, non pas uniquement les ailes de haut en bas comme les autres oiseaux, mais aussi de bas en haut, ce qui lui permet de faire de la marche arrière !

Et ainsi, la combinaison des deux, additionnée à la capacité de tourner ses ailes à près de 180° lui permet de voler dans n’importe quelle direction indépendamment de la position de son corps et en vol stationnaire !

L’ensemble est permis par un développement musculaire hors norme (30% de la masse corporelle), des fréquences cardiaques allant jusqu’à 1260 battements/minute, et une fréquence respiratoire d’environ 250 respirations/minute » (2)

En parallèle de sa vitesse de vol qui nous étonne tous, ce que l’on ne voit pas c’est que, lorsqu’il butine, sa langue va faire jusqu’à 13 aller/retour par seconde au cœur de la fleur pour y prélever le nectar ! (3)

National geographic nous apprend que « Proportionnellement à leurs tailles, le cerveau des colibris est l’un des plus gros du règne animal : il représente 4,2 % de son poids total. » Lui conférant des « facultés cérébrales extraordinaires » (4) et permettant notamment d’analyser son environnement pour permettre un vol et l’évitement des obstacles à très hautes vitesses (5)

Non les colibris ne se nourrissent pas que de nectar, mais aussi d’insectes !

En effet, ce colibri à menton bleu va, pendant la période de nidification, prélever en vol, des insectes posés sur des branches, des feuilles afin de nourrir ses oisillons pour combler la demande de protéine nécessaire à leur bon développement.

Sources :

(1) The Online Guide to the Animals of Trinidad and Tobago Ecology – Chlorostilbon – Brittanny Perch-2017

(2)Suarez, RK (1992). « Vol de colibri: Soutenir les taux métaboliques spécifiques de masse les plus élevés parmi les vertébrés ».

-Handbook of the Birds of the World. (2017). Blue-tailed emerald (Chlorostilbon notatus).

-Planet of Birds. (2011). Blue-chinned sapphire (Chlorostilbon notatus).

(3)-Rocca, M. A. and Sazima, M. (2010). Beyond Hummingbird-Flowers: The Other Side of Ornithophily in the Neotropics.

-Stotz, D. F., Fitzpatrick, J. W., Parker, T. A., and Moskovits, D. K.. (1996). Neotropical birds: ecology and conservation. University of Chicago Press, Chicago.

(4)Le colibri est le seul oiseau capable de battre des ailes… à l’envers – nationalgeographic.fr

(5)Visual guidance of forward flight in hummingbirds reveals control based on image features instead of pattern velocity -Roslyn Dakin, Tyee K. Fellows, and Douglas L. Altshuler-2016

Chlorestes notata mâle immature – Guyane Française- France – Février 2022

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