Une espèce indispensable pour cultiver vos fruits et légumes


Vous voulez des fruits, légumes et fleurs au jardin ?

PermaFaune vous présente une espèce indispensable à favoriser au jardin :

Le Bourdon des Prés (Bombus Pratorum) sur une Héllébor Fétide (Helleborus foetidus)

Du lever du jour jusqu’au crepuscule, que le vent souffle fort, qu’une pluie fine tombe, ou que les températures soient basses (jusqu’à 10 °C) les bourdons sont déjà au travail entrain de polliniser des plantes que vous désirez à l’image du fraisiers, pommiers, framboisiers, cerisier, tomates, aubergines, Lamiacées et Fabacées pour les bourdons à longues langues, alors que d’autres pollinisateurs auraient abandonné face à ces conditions ou n’auraient simplement pas les capacités d’accéder à certaines plantes.

Nous sommes début mars et les premières jeunes reines s’observent.

La sortie de l’hiver est une super période pour l’observation des bourdons car ils recherchent les premières fleurs précoces, comme le Bois-joli ou ici Héllebor Fetide, puis ratisseront des kilomètres en volant bas proche du sol à la recherche d’une zone idéale où installer leurs colonies.

Les reines de Bourdon des Prés s’installeront dès la mi-mars dans une cavité sous terre ou en surface.

Comme le bourdon des champs, elle forme une boule de mousse creuse dans laquelle elle construit une première coupelle pour la ponte et un pot pour le miel. A l’inverse du bourdon des champs, ce bourdon à la langue courte entreposera le pollen dans des pots de cire ou des cellules vides

La reine à la capacité de faire vibrer ses ailes pour augmenter la température ambiante au sein du nid si besoin.

C’est d’ailleurs avec cette technique que le bourdon pollinise vos plants de tomate : en faisant vibrer ses ailes tout en s’agrippant à la fleur de tomate, la vibration fait ouvrir la fleur et transmet le pollen au bourdon.

Les premières ouvrières, asexuées, arriveront dès avril, elles seront bien plus petite que la reine car ne seront pas particulièrement bien nourrie par la reine, qui est seule à ce moment là.

Elles vont la relayer très rapidement et ainsi s’occuper de prendre soin du couvain.

La reine pourra alors ne plus quitter le nid et se consacrer entièrement à la ponte.

A partir de juin, les femelles sexuées apparaissent ainsi que des mâles.

Les mâles fécondent les nouvelles reines puis meurent rapidement. Les jeunes reines, elles, recherchent peu après un site d’hivernage, tandis que l’ensemble de la colonie meurt.

Ce seront ces nouvelles reines, qui, l’année suivante, feront à leur tour comme cette reine sur cette photo, leur prospection en nourriture puis créeront leur propre colonie.

La colonie est donc annuelle.

Comment aider les bourdons ?

Leur proposer un jardin vivant, qui aura de nombreuses plantes locales spontanées à disposition pour butiner, des herbes hautes, une zone sauvage, un tas de bois, un tas de terre, un tas de sable, et pour leur permettre de faire leur nid : des pots de 16cm de diamètres minimum, enterrés à la surface du sol.

Ainsi que des coupelles d’eau à disposition, ou une zone humide, mare, bassin..

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