Nos bourdons sont en danger


Alors qu’au moins 1/4 de nos bourdons sont en danger, présentation d’une de nos espèces, et les moyens pour l’aider à notre mesure :

Le bourdon des champs : Bombus Pascuorum

On offre aujourd’hui avec évidence un rôle écologique d’envergure à l’abeille domestique qu’on cherche à sauver, ayant conscience de son intérêt pour la pollinisation de nos cultures.

Mais quand on étudie les autres pollinisateurs, on accorde rapidement une place tout aussi grande aux différentes espèces de bourdons pour leur pollinisation.

Le bourdon des champs est l’une des espèces les plus impliquée dans la pollinisation de nos cultures

On le reconnaît grâce à son thorax roux d’aspect ébouriffé et à son abdomen rayé de jaune. Ses poils lui permettent en plus de transporter le pollen, de capter et emmagasiner la chaleur dès l’apparition des premiers rayons de soleil.

Ce qui fait de lui un butineur précoce dans le cycle journalier mais également à l’échelle de l’année, donc visible assez tôt à la fin de l’hiver / début du printemps !

Contrairement à son nom, ce bourdon ne s’observe pas seulement dans les champs mais également dans les forêts, les prés, les parcs, les jardins, et ce partout en Europe.

Cela est expliqué par son potentiel d’adaptation aux changements de milieux rapides qu’impose l’Homme, et à sa capacité à butiner une très grande variété de plantes : + de 250 plantes sauvages recencée et + de 20 plantes cultivées

Cependant, trop de particuliers lui font encore la guerre alors qu’il rend de supers services aux jardins, à nos écosystèmes, et qu’il est particulièrement inoffensif, même lorsque l’on jette un oeil dans le nichoir qu’il a décidé d’utilisé pour nidifier.

Témoignage traduisant une grande acceptation quant à notre présence et notre dérangement.

Comment l’aider ?

-Faites en autant quand il passe à côté de vous, pas de panique, il ne vous piquera pas (sauf si vous chercher à lui faire la guerre)

-Faites une place aux fleurs locales spontanées qui arrivent sur votre terrain, entre plus de la bourraches, romarins et autres plantes mellifères que vous pouvez planter.

-créer une zone sauvage si ce n’est pas fait dans votre jardin, une zone d’herbes hautes non tondue, un/des tas de pierres, une haie variée à floraison échelonnée dans laquelle il pourra butiner à l’aide de sa longue langue

-Abandonner l’usage des pesticides

Il respecte le même cycle de création de colonie annuelle que le Bourdon des Prés, si vous vous souvenez de notre article récent à son sujet :

Pour rappel si vous les voyez à cette période, il s’agit donc d’une reine soit déjà à la recherche d’un lieu pour créer sa colonie, soit elle est encore dans la phase précédente de recherche de nectar dans toutes les fleurs précoces qui se présenteront avant d’entamer la ponte de ses premiers œufs.

Cette ponte aura lui souvent dans un pot de cire souvent directement à même le sol, dans un tas de compost, de mousse, bois mort ou de feuilles. D’où l’intérêt de créer/ laisser ce genre d’habitat au jardin !

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