L’aurore et la Cardamine des prés



Symboles du printemps et deux espèces à favoriser au jardin !


👉Présentation :


Ce magnifique papillon est appelé pour certain Aurore, à l’image de la couleur de l’extremité de ces ailes, ou Anthocharis cardamines pour les intimes (faisant référence à sa plante hôte). Ce papillon peut être aussi appelé Piéride du Crésson, un autre nom pour parler de la Cardamine des Prés)
C’est un papillon de jour, Lépidoptère de la famille des Pieridae.
On le retrouve partout en France jusqu’à 2000m d’altitude et est répandu dans l’essentiel de l’Europe.Il sort de l’hiver où il était au stade de chrysalide sur cette même planteOn l’observe voler dès fin mars, à l’arrivée du printemps, et jusqu’à début aout, en fonction des lieux.
On reconnaît le mâle (photo) à sa marque orangée étendu sur le tiers sur les ailes antérieurs, ainsi qu’une pointe apex noire


La femelle est bien différente car dépourvue de la tache orange et l’extrémité de l’aile (apex) est gris.


Comment l’aider ?


En protégeant sa plante hôte : La cardamine des Prés.


Plante comestible et à vertus curatives :

Ses jeunes feuilles et les fleurs sont en plus comestibles, et la plante est utilisée en phytothérapie car elle est antiscorbutique, utilisée pour la digestion, contre la toux et pour la stimulation des reins et du foie en tisane.
Cette plante est en régression à cause de l’assèchement des zones humides, les mises en cultures, l’artificialisation des prairies, aux épandages massifs de biocides.


L’étroite relation entre la plante et le papillon


La femelle a étroitement besoin de cette plante car elle va y pondre ses oeufs, et la chenille qui en sortira se nourrira des fleurs et fruits de la cardamine et de ses feuilles dans un second temps.
En plus d’intéressée la chenille pour la qualité nutritive, la coévolution avec cette plante a donner à la chenille la même couleur que son hôte pour mieux la protéger : ce phénomène est qualifié d’homochromie. Puis la chenille deviendra chrysalide sur une tige sèche prés du sol, toujours dans un camouflage presque parfait, cette fois ayant une apparence d’épine, toujours sur cette plante hôte. Ce sera donc depuis cette plante qu’elle finira sa transformation.

Sa culture est simple et sans entretien, elle aura sa place dans une terre humide, on l’observe naturellement dans les sous bois frais, au bord d’un ruisseau, d’un bassin, en massif de printemps.
D’autres plantes sont à favoriser pour aider ce papillon :
La moutarde sauvage, les Crucifères, l’Alliaire, la Tourette, les Vélars Sisymbre officinal ainsi que diverses plantes voisines.


Chaque plante sauvage à son ou ses papillons, arrêtons de faire la guerre à ce qu’on appelle donc à tort « mauvaises herbes »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :