Connaissez vous le Troglodyte Mignon ? Savez vous comment le protéger ?




Le Troglodyte mignon ( Troglodytes troglodytes )

Présentation / Aide à l’identification :

Pour l’observateur, c’est sa queue relevée caractéristique qui nous fera pencher pour le troglodyte lors de notre tentative d’identification.

Si en plus, vous observez ce long sourcil clair au dessus de son oeil sombre, si l’oiseau semble particulièrement petit (3ème plus petit oiseau d’Europe avec ses moins de 10cm et ses 8grammes) et s’il évolue plutôt bas, dans les buissons, à proximité d’un tas de bois, qu’il est difficile à suivre il s’agit probablement d’un troglodyte mignon, mâle ou femelle, les deux sont indiscernables.

Cette photo est caractéristique de la période.
En effet, le début du printemps est une super période pour l’observer car il va chercher un perchoir bien en évidence afin de nous faire part de ses strophes étonnamment puissantes (90 décibel) et belles à la recherche d’une partenaire qu’il cherchera à attirer dans un des nombreux nids qu’il aura construit.

Ces constructions multiples ont plusieurs objectifs, elles permettent de se protéger en troublant les prédateurs et seront examinées par la femelle : la diversité des lieux augmentera le chance qu’elle choisisse ce partenaire. Lui par contre pourra rééditer sa sérénade pour obtenir les faveurs de 5 à 7 femelles différentes !

Appréciant les buissons et fouillis bien denses, étant particulièrement rapide et au plumage bien équipé pour le camouflage, sans ses vocalisations il serait bien difficile de l’observer.

Évoluant en permanence au sol ou proche du sol, à la recherche d’insectes et arthropodes dont il se nourris toute l’année.

Comment se porte t-il ?

Ce déclin trouve ses sources dans différentes causes, recul des population d’insectes, le déclin du paysage bocager, éclaircissement à outrance des forêts, l’appauvrissement de nos jardins, et c’est une espèce particulièrement sensible aux variations extrêmes de températures.
Assez mal équipé, il souffre des hivers très rigoureux, ce qui mène à des utilisations de cavités et nichoirs par plusieurs troglodytes en même temps comme isolants thermiques (record à 61 troglodytes au sein du même nichoirs) et souffre à l’inverse tout autant des été de plus en plus chauds (ex : -13% des effectifs après la canicule de 2003)

Comment l’aider ?

On peut à notre mesure enrayer le déclin de cette espèce de plusieurs manières :

  1. Faites de votre jardin un lieu d’accueil pour le vivant.
    On ne peut pas avoir d’oiseaux insectivores si on accueil pas les insectes au jardin.
  2. Proposez des tas de bois en décomposition au jardin, ils seront rapidement utilisés par de nombreux insectes, ce qui fera le bonheur du troglodyte, vous pourrez également avoir la visite du Rouge-gorge ou du Rougequeue noir ou à front blanc qui utiliseront ce biotope.
  3. Laissez une zone sauvage au jardin. En parallèle des tas de bois, des herbes hautes, des buissons denses, des arbustes avec un ourlet herbacée en dessous, représenteront des lieux d’accueils idéaux pour le Troglodyte.
  4. Créez des corridors écologiques – des continuités de végétation pour la circulation de la faune- autour de votre terrain et à l’intérieur de votre terrain. Vous n’observerez pas de troglodyte évoluant à découvert pendant plus de quelques secondes, il aura beaucoup plus de chance d’occuper un milieu où il peut évoluer caché dès qu’il le souhaite.
  5. Dans cette même idée, végétalisez, plantez arbres et arbustes (sorbiers, sureau, aubépine, prunellier etc..), et favorisez différentes strates végétales.
  6. Créer un compost à ciel ouvert (ou presque), car il représente également un biotope particulièrement attrayant pour le troglodyte.
  7. Proposez un nichoir spécifique à troglodyte pour compenser le manque de lieux propices à la nidifications et cavités naturelles.
  8. Mettez de l’eau à disposition toute l’année, dans un lieu accessible, sans risque de noyade, et avec des cachettes à proximité
  9. Discutez, sensibilisez autour de vous sur la protection des haies bocagères de votre secteur, des sous bois, des ripisylves qui représentent ces milieux les plus propices.

Troglodyte mignon – Région parisienne – 29 mars 2021

Pour en savoir plus sur cette espèce :

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