L’Urubu noir : un oiseau mal aimé, assurant pourtant la bonne santé de nos écosystèmes !


👉Pourquoi en a t-on une mauvaise image ?

A première vue, c’est déjà son physique qui l’handicap dans l’affection qu’on pourrait lui porter…
Mais c’est aussi son comportement et son régime alimentaire qui fait de lui un « mal aimé » d’une partie de la population.
« Ah c’est sale ! Il mange des cadavres » m’a t-on déjà évoqué pour parler de ces oiseaux que l’on croise très fréquemment dans les villages Guyanais.

En effet l’observation d’une scène de nourrissage où un Urubu déchiquette un animal mort n’est pas forcément agréable à observer.

👉Pourquoi est-ce un garant de la bonne santé des écosystèmes ?

Et bien, comme tous les charognards, ils jouent les rôles d’eboueurs de nos écosystèmes, ils font disparaître les cadavres danimaux qui arrivent sur nos plages, nos routes, nos jardins, et évitent ainsi la prolifération de maladies qui pourraient émaner des processus de décomposition de ces organismes morts.
En réalité, ils profitent surtout de la chair, enlevant le plus gros des carcasses, facilitant du même coup le travail des plus petits detritivores (invertébrés, bactéries, champignons) pour finir de dissoudre le reste de l’animal.

👉Un danger si ces oiseaux venaient à disparaître :

Les Urubus noirs se portent bien en Guyane, mais à l’échelle du monde, les différents vautours n’ont pas cette chance et voient leur population en danger, dépendant pour leur survie des décisions , du regard et de l’importance que l’homme leur porte.

La chute des populations des charognards présents naturellement dans nos écosystèmes ont donc pour conséquence les risques de prolifération de maladies infectieuses, notamment lorsque les cadavres restants sont par la suite consommés, par exemple, par des chiens errants, eux même en contact avec la population, augmentant les risques de zoonoses (rage, anthrax, fièvre Q etc..)

👉Un charognard mais pas que !

Bien qu’on l’observe souvent sur des carcasses, l’Urubu noir a un régime alimentaire bien plus vaste !

Il est avant tout opportuniste, et en ce sens, il va ouvrir son alimentation à de nombreuses choses :

On peut ainsi l’observer manger des fruits et légumes de plusieurs plantes.
Il peut attaquer des proies vivantes, souvent des jeunes ou des individus amoindris : lézards, oisillons, petits mammifères, mais aussi piller des œufs directement dans les nids.
On l’observe également fouiller dans les grandes décharges à proximités des villes.

Bien que cela n’aidera pas à améliorer sa réputation, il se tourne également vers les œufs de tortues si ils sont à ciel ouvert, ou, plus tard, de petites tortues lorsqu’elles tentent, après l’éclosion, de rejoindre la mer pour la première fois…
Comportement aussi observé fréquemment chez la Buse buson que l’on vous a présenté ici :

www.facebook.com/103925808270545/posts/302293785100412/

👉Urubu noir – Coragyps atratus – Guyane Française- France – Avril 2022

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