Des oiseaux qui propagent le feu !


Le milan noir est un des quelques oiseaux à être capable d’utiliser le feu !

 Photo by Dick Eussen.


Encore une compétence que l’on croyait réservée à l’homme, le chimpanzé et les oiseaux ont encore une fois fait redescendre l’homme de ses fantasmes de supériorité.

Après des centaines d’années d’observation, les Aborigènes d’Australie ont décrit depuis longtemps ces comportements et les ont intégrés à leurs cultures et relayés au cour de diverses cérémonies.

Les ornithologues et scientifiques n’accordaient en premier lieu pas de crédit à ces « mythes ». Puis une étudee ethno-ornithologiques ont été menés de 2011 à 2017 par Dick Eussen et Nathan Ferguson en Australie pour revenir sur ces comportements.

La présence de milan noir et autres oiseaux profitant des feu de forêt/de prairie est observée et reconnue depuis longtemps, les insectes, mammifères, reptiles et oiseaux fuyant les flammes, sortent à découvert et sont ainsi faciles à capturer pour ces rapaces, ou les cadavres à récupérer.

Mais on ne s’arrête pas là, jusque là rien d’extraordinaire.

Ce travail retraçant les connaissances naturalistes de différents groupes Aborigènes, des témoignages de non-aborigènes et de scientifiques dont deux Anthropologues, Kim Akerman et Denise Angelo pendant leurs travaux sur le terrain, met en lumière une réelle utilisation du feu par le Milan Noir (Milvus migrans) le milan siffleur (Haliastur sphenurus) et le faucon bérigora (Falco berigora).

Ces derniers récupèrent des branches embrasée/fumante au sol au cœur d’un incendie et les déplacent vers une zone non enflammée pour propager le feu vers une nouvelle zone et ainsi élargir leur territoire de chasse.De multiples exemples de dispersion du feu ont été observées par différentes sources dans différents lieux et à plusieurs reprises (pompiers, aborigènes, scientifiques, profanes)
Le transport se fait soit par le bec, soit par les serres, soit alternant l’un l’autre étant donné la chaleur de l’objet transporté.
Bien que le transport « échoue » parfois également et la branche retombe dans le feu ou elle a été récupéré à cause de la difficulté à transporter un objet brulant.

La conclusion de ce travail révèle que le « comportement de propagation du feu, qu’il soit efficace ou non pour déclencher de nouveaux incendies, est intentionnel. »


Pour lire le rapport d’étude complet, avec ses détails, ses limites et ses pistes de travaux : https://doi.org/10.2993/0278-0771-37.4.700

https://bioone.org/journals/journal-of-ethnobiology/volume-37/issue-4/0278-0771-37.4.700/Intentional-Fire-Spreading-by-Firehawk-Raptors-in-Northern-Australia/10.2993/0278-0771-37.4.700.full

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