Pourquoi favoriser la présence des insectes ?


Les insectes représentent au moins 50% de la biomasse de la planète
≈75% des insectes en Europe ont disparus en 40 ans (1)
≈40 % des espèces d’insectes sont à risque d’extinction d’ici les prochaines décennies
≈80% des végétaux dépendent de la pollinisation
≈75% de nos cultures dépendant de la pollinisaton



Des chiffres alarmants provenant de plusieurs études d’écologues et d’entomologistes de plusieurs pays, nous invitent à agir au plus vite en leur faveur !

Qu’on le veuille ou non, les insectes sont essentiels à la vie, et les expulser de nos jardins n’est pas une solution viable.

« L’enjeu de la biodiversité doit nous préoccuper parce que ses répercussions ne seront pas uniquement sur la biosphère, mais aussi sur l’humain à court et moyen terme » (2)

Le déclin de nombreuses variétés d’insectes est sans précédent et pourrait être vecteur de conséquences dramatiques pour les écosystèmes et par extension pour nous même mais,



nous ne sommes pas dans une situation fataliste :
il est encore temps d’agir et nous avons le pouvoir d’inverser la tendance !


Les sources de ce déclin sont multiples mais toutes sont issues des activités de l’Homme :

  • Industrialisation et uniformisation des pratiques agricoles
  • Utilisation de produits chimiques de synthèse (insecticides, pesticides, fongicides, engrais chimiques, etc..)
  • Artificialisation des milieux et avancée de l’urbanisation
  • Méconnaissance du vivant qui ne favorise pas leur accueil et leur protection

Les insectes héritent souvent d’une mauvaise réputation, d’héritages de croyances et d’aprioris négatifs ou de mauvaises expériences relayées. Tous pourrait être démentis et reconsidérés si on apprenait à les connaître.
Ils ne sont pas si méchants, si agressif, si toxiques, et non sont pas nuisibles.
Bien au contraire ils nous rendent de grands services en douce, en parallèle des rôles qu’ils jouent envers les autres espèces et au profit de l’équilibre général des ecosystèmes.



« Les insectes ont un rôle beaucoup plus grand que de se gaver de notre sang : ils ont une fonction écosystémique considérable. »

*

Le service le plus connu et probablement celui de la pollinisation : la grande majorité des plantes est dépendante des insectes pour les fertiliser, en déplaçant leurs pollens vers d’autres plantes.
Mais ça ne concerne qu’une partie des insectes (hyménoptères, lépidoptères, coléoptères…) et bien d’autres assurent d’autres fonctions tout aussi cruciales :

La formation du sol et sa fertilité : Travail du sol, décomposition de la matière organique (végétale ou animale) pour la rendre assimilable par les plantes, nettoyage des cadavres / des excréments, aération du sol, protection des plantes, régulation interspécifique avec la prédation et le parasitage qui régulent les populations d’autres insectes.
sans compter qu’une grande proportion des reptiles, oiseaux, amphibiens, et certains mammifères sont directement dépendant des insectes en ce qu’ils représentent la base de leurs régimes alimentaires.

A notre tour, étant dépendants de la santé des sols et des plantes pour se nourrir, préserver les insectes c’est se préserver nous même.

Et cela est possible dès maintenant, chacun dans son jardin, en restaurant des habitats propices aux insectes !


Chacun à son échelle peut avoir un grand impact et abriter des centaines d’espèces d’insectes participant ainsi à leurs protection et à l’amélioration de son jardin!
Et cela en faisant très peu et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils ne nous embêteront pas, tant que vous ne les embêtez pas.

Au contraire ils vous feront gagner du temps, de l’énergie et de l’argent en travaillant à votre place et en payant leur loyer de votre collocation en améliorant votre sol, en vous ramenant la vie et donc en vous créant équilibre et résilience au jardin

Sources :

(1) Une étude conduite en Allemagne pendant 27ans, par les membres du club d’entomologie de Krefeld menée sur 63 lieux dans l’ouest du pays, en collaboration avec des chercheurs néerlandais, a révélé une diminution de 76 % de la biomasse d’insectes entre 1989 et 2016.

(2) MAXIM LARRIVÉE, chercheur à l’insectarium de Montréal La déchéance des insectes – Québec Science (quebecscience.qc.ca)

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