Les hôtels à insectes


On ne peut que se réjouir de l’engouement récent pour les hôtels à insectes, dans le sens où ils symbolisent une prise de conscience quant à l’urgence pour la sauvegarde de nos insectes.


Bien que ceux-ci se voient de plus en plus dans nos pars, nos villes, nos jardins,
de nombreux entomologistes s’accordent pour contre indiquer les hôtels à insectes de grandes tailles qui tente de faire cohabiter des espèces qui ne le font pas naturellement, qui favoriseraient la propagations de parasites et de maladies et parasites des uns vers les autres, qui attire lézard et oiseaux et qui favorisent uniquement une faible catégorie d’abeille sauvages aux dépens d’autres polinisateurs.
En sommes, ils proposent une vision réductrice des habitats des insectes qui vivraient tous au même endroit et se voient devenir finalement peu voir contre productifs

On peut indéniablement leur accorder un intérêt pédagogique et de sensibilisation et en ça on ne peut que les favoriser. Ce qui n’empêche pas d’aller plus loin dans la logique de protection.

En effet tout les insectes du jardins sont souhaitables et tous ont un rôle à jouer, mais dans nos ecosystèmes ils ne vivent pas tous ensemble au même endroit !

Alors ne leur créons pas un seul lieu mais plutôt chacun son habitat adapté et chacun à son endroit spécifique !


Par exemple ici, mise à disposition de tiges creuses de bambou à destination des guêpe et abeilles solitaires
On peut également utilisé des tiges à moelle (issus de ronce, rosier, framboisier, sureau, fusain) en les assemblant en fagots avec du fil de fer ou de la corde.

Ou encore ici un exemple de refuge à papillon

Pour accueillir les insectes plus efficacement :



Les Hôtels à insectes sont une bonne idée en ce qu’ils sont un premier pas vers l’acceptation des insectes dans nos jardins.


Mais pour aller plus loin et les accueillir plus efficacement il convient de favoriser et mettre en place dans un premier temps des habitats naturels, des « hôtels à insectes naturels »

En effet, un petit nombre d’insectes utiliseront ces hôtels à la vue de tout ceux qu’il est possible de ramener autrement.

Par exemple, 30% des pollinisateurs seulement utilisent les hôtels à insectes, la grande majorité (70%) sont fouisseurs, c’est à dire qu’ils nichent dans le sol. Un hôtel à insecte leur sera inutile mais des sols à composition et couvertures variées seront propices à leurs présences.

Une zone sauvage et des « fouillis » sont indispensables à la présence et à la diversité des insectes au jardin, un jardin « propre » est un jardin qui sera pauvre en vie sauvage.


De même, il est indispensable d’avoir du bois en décomposition au jardin à la vue du nombre d’insectes décomposeurs qui sont à la base de la chaine trophique.
Ils attireront ensuite leurs prédateurs puis les prédateurs de leurs prédateurs etc..
Il y a ces insectes xylophages mais aussi les insectes qui nichent dans le bois et les insectes parasites qui vont nicher dans les larves qui nichent dans le bois.

Donc installer du bois de différentes essences et à différents stades de décomposition (et le tout étant placé à différentes expositions) permettra une augmentation de la diversité entomofaune.

Des tas de branches, de pierres, une zone sableuse des herbes hautes pour créer encore des biotopes favorables à l’alimentation et la reproduction de nombreuses espèces différentes dont les arachnides qui sont des régulateurs indispensables, des orthoptères qui seront le repas de nombreux oiseaux, etc…
Une zone humide, un bassin, une mare permettront encore l’arrivée d’autres insectes : Odonates (libellules), éphémères, diptères (mouches et moustiques), coléoptères, hémiptères (punaises), mégaloptères.

Pour résumer

Les hôtels à insectes construits (« artificiels ») ont donc un rôle à jouer en ce qu’ils sensibilisent
le grand public à l’accueil des insectes, à leurs utilités au jardin et dans nos écosystèmes.

Cela permet d’avancer dans les processus de protection et de conservation,
mais ces derniers devraient être de taille réduite, conçus pour que chaque espèce
ait son lieu de nourrissage ou de reproduction adapté et placé en cohérence avec le milieu environnant.
Et surtout ils ne doivent pas remplacer la création de biotopes variés au jardin pour accueillir une diversité bien plus grande d’insectes.



Rappelons que chaque espèce est importante et on ne peut pas sélectionner les espèces de nos choix, les écosystèmes et l’équilibre générale dépendent de l’ensemble des espèces, toutes interconnectées et interdépendante




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